Monsieur le président,
Nous sommes réunis aujourd’hui pour le CSA de l’Université de Rouen. A cette occasion, il nous semble important de vous redire notre incompréhension.
Alors même que vous annoncez des difficultés sérieuses sur le plan financier pour notre établissement, vous organisez des festivités pour les 60 ans de l’URN dont vous vous refusez jusque là à nous communiquer le coût. A notre connaissance, cela se compte en centaines de milliers d’euros. Plusieurs centaines. C’est évidemment démesuré, nous vous l’avons déjà signifié.
Mais ce qui est encore plus démesuré, c’est que dans le même temps, vous mettez en place une politique d’austérité brutale et faisant fi de tout dialogue social.
Vous décidez la fermeture du centre de loisir avant toute concertation. Vous l’expliquez, dans le conseil du SACSO, comme n’étant pas faite pour des raisons financières mais pour empêcher une inéquité pour les collègues des autres sites ne pouvant en profiter. Cela s’appelle un nivellement par le bas. Ce qui rend les choses encore plus complexes, nous y reviendrons dans l’ordre du jour, c’est que la note que vous présentez aujourd’hui sur le sujet développe des raisons et arguments bien différents de ceux développés dans le conseil du SACSO, difficile de vous comprendre. Dans tous les cas, nous disons ici, avec l’ensemble des organisations représentatives du CSA, notre opposition claire à la fermeture du centre, héritage de 50 ans de travail socio-culturel et d’accompagnement de la parentalité porté initialement dans notre établissement par les OS.
Dans la même période vous annoncez un changement total de méthode au sujet de la commission ad-hoc concernant les CDIsations, qui modifie profondément sa nature au mépris de la convention de gestion des contractuel-les. En annonçant (aux collègues concerné-es mais pas dans les instances encore une fois) un maximum de 2 CDI et 2 concours interne parmi la quinzaine de dossiers déposés, vous détournez la convention modifiée en 2022 par vos prédécesseurs, (vous faisiez partie de leur équipe, sauf erreur) et cela sans même le début d’une concertation et encore mois d’une validation en instance. Il faut que vous arrêtiez de vouloir brusquer toutes les procédures, sans que rien ne soit formalisé, encore moins concerté. Nous disons ici très solennellement qu’il est hors de question de cautionner un nouveau processus donnant à la commission ad-hoc le rôle de devoir choisir des collègues à licencier parmi les dossiers (pourtant valables et soutenus) qui ont été déposés. Nous exigeons de revenir à la procédure normale : toutes les demandes de maintien faites par les supérieurs hiérarchiques sont traitées, par défaut sous forme de CDI sauf (quelques) mises au concours internes dans les 2 limites définies par le texte : 50% des dossiers maximum et 15% maximum de la campagne d’emploi précédente.
Et s’ajoute à tout cela : des non renouvellements et non remplacements de CDD, autrement dit un plan social, qui a été annoncé, qui met nos centaines de collègues en CDD dans une vraie tension à l’heure actuelle, mais dont rien n’est explicité nulle part ni en quantité, ni en méthode… En décembre, le président annonçait des mesures à prendre… depuis dans le domaine, rien n’a été clairement défini, à part votre enquête à l’américaine sur les fonctions « inutiles ». On nage là dans une opacité qui met de très nombreux collègues dans une situation de tension aigüe.
Toutes ces mesures paraissent à tou-tes nos collègues comme totalement contradictoires avec votre anniversaire démesuré de l’université.
Encore une fois, très formellement, nous vous alertons sur l’incompréhension et la souffrance dans l’établissement à partir de tous ces sujets.
